miércoles, 22 de abril de 2009

Participantes en la IP: Léa Ondet

Léa Ondet participará en el panel 'Paradigmas empíricos y culturales. Villes européennes face aux villes brésiliennes' con una ponencia titulada 'Artistes marcheurs et aménagements urbains' y que tendrá lugar el martes 12 de mayo, a partir de las 9 y media de la mañana.

Après avoir été étudiante dans une formation de Juriste et Administrateur des Structures Artistiques et Culturelles (JASAC) à l’IUP d’Evry, Léa ONDET, passionnée par les questions urbaines, à choisi de compléter ma formation avec un MASTER 2 en Géographie, Développement Culturel et Valorisation des Patrimoines, (DCVP) à Cergy en 2008, puis un MASTER 2 "Villes et nouveaux espaces européens de gouvernance" à l'Institut d’Études européennes de Paris 8 en 2009. Depuis 2004, en parallèle de cette formation théorique, elle a multiplié les expériences dans le milieu culturel, en particulier dans des structures qui interrogent les rapports entre cultures et territoires - Centre d’art contemporain du Creux de l’Enfer (Thiers) - L’entrepôt (Paris), Mains d’œuvres (Saint Ouen)- . Elle est aujourd’hui assistante de production au sein du Collectif MU, qui rassemble des artistes, des chercheurs, des producteurs et des techniciens et développe depuis 5 ans une action artistique collaborative sur les environnements sonores à Paris et dans un certain nombre de villes européennes. Elle a notamment participé au projet European Sound Delta, une résidence fluviale nomade de plus de 30 artistes, au fil du Rhin et du Danube, performance sonore à travers l’Europe et projet radiophonique de près de 3 mois qui s’est déroulé à l’été 2008.
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Abstract de la ponencia:
Passionnée par les patrimoines urbains et les problématiques liées à la notion d’espace public, j’ai déjà réalisé un mémoire sur les Nouveaux Territoires de l’Art, ces friches investies par des artistes. Dans ces espaces atypiques naissent des démarches culturelles inédites qui instaurent des rapports singuliers aux populations, aux territoires, et à la société en général. Ce travail introduisait déjà les dynamiques à l’œuvre dans les environnements urbains, relativement aux modalités d’utilisation pratique, politique et symbolique des espaces publics ou semi-publics de la ville.

La notion d’espace public est une notion polysémique qui mérite un rapide éclaircissement. La première définition qui s’impose peut-être est en creux : l’espace public serait l’espace qui se constitue entre les différentes zones privées. Certains urbanistes aiment à préciser cette définition juridique, en indiquant que l’espace public est destiné à l’usage de toute la collectivité. Ils définissent aussi l’espace public par son accessibilité : il est a priori ouvert sans discrimination, sans horaires, sans activités nécessairement déterminées.

Mais l’espace public est également un concept sociologique, « le lieu de la rencontre », où les individus se retrouvent pour constituer le corps social. Selon Thierry PAQUOT, c’est avant tout le lieu de la communication, de l’échange, du débat, dans la tradition antique : « Ce n’est pas un lieu physique mais un espace abstrait, virtuel changeant. En ce sens il correspond à l’agora grecque (du grec ageirein : rassembler, s’assembler), il a la forme de la réunion qui le fait naître ».

Il puise cette conception interactionniste chez Jürgen Habermas, philosophe et sociologue allemand du XXème siècle, pour qui l’expression « espace public » signifie « sphère publique », en opposition à l’espace privatif, la « sphère privée ». C’est symboliquement le lieu de confrontation entre singularité et pluralité, entre expressions individuelles et pratiques collectives. Un espace où l’ensemble des personnes privées est rassemblé pour discuter des affaires publiques. En ce sens l’espace public est le lieu du bien commun qui transcende les intérêts particuliers et où la parole politique s’incarne et s’échange.

Également très intéressée par la question de la mobilité, du déplacement, de la marche dans l’art, mon travail de chargée de production au sein du collectif MU me donne l’occasion de prolonger ma réflexion sur les villes à l’aune de ces deux notions...

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